Le vin chaud fume, les bûches de Noël embaument déjà la salle Marie Noël, les chocolats sont là bien en vue sur les tables.
Serions-nous, subitement pris d'un épouvantable péché de gourmandise en cette période de l'Avent ?
Mais non ! Nous sommes simplement comme ce pauve Dom Balaguère du conte d'Alphonse Daudet, les 3 Messes basses. Il nous faut attendre. Nous c'est à dire pèlerins malades et hospitaliers, nous devons attendre, que la prière animée par Soeur Solange et Frère Louis autour du texte de Benoit XVI sur la crèche, soit faite. (voir texte ci-dessous)
Puis, seconde "messe" : le diaporama retraçant notre pèlerinage du mois d'août.
Enfin troisième messe : le conte des 3 messes basses raconté et mis en scène par les jeunes hospitaliers.
Voilà les 3 moments de ce dimanche après-midi que nous nous avons vécu ensemble.
Nous étions le 3ème dimanche de l'Avent, le dimanche du 'Réjouissez-vous". Et bien oui, en attendant le venue du Messie, nous nous sommes tous réjouis de nous retrouver pour partager ce moment de convivialité.
Florent
Chers frères et soeurs !
C'est pour moi un motif de joie de savoir que l'usage de faire une crèche se conserve dans vos familles. Mais il ne suffit pas de répéter un geste traditionnel, aussi important soit-il. Il faut chercher à vivre dans la réalité de tous les jours ce que la crèche représente, c'est-à-dire l'amour du Christ, sa pauvreté, son humilité.
(...)
La crèche est une école de vie, où nous pouvons apprendre le secret de la joie véritable. Cela ne consiste pas tant à avoir beaucoup de choses, mais à se sentir aimés du Seigneur, en se faisant don et en ayant l'amour pour les autres.
Regardons la crèche : la Vierge et saint Joseph ne ressemblent pas à une famille très chanceuse ; ils ont eu leur premier enfant au coeur de grandes difficultés ; et pourtant ils sont emplis d'une joie intime, parce qu'ils s'aiment, qu'ils s'aident et surtout qu'ils sont certains que Dieu, qui s'est fait présent dans l'Enfant Jésus, est à l'oeuvre dans leur histoire.
Et les bergers ? Quelles raisons auraient-ils de se réjouir ? Ce nouveau-né ne changera certainement pas leur condition de pauvreté et d'exclusion. Mais la foi les aides à reconnaître ce "nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire" comme le signe de l'accomplissement des promesses de Dieu pour tous les hommes "qu'il aime", pour eux-mêmes !
(...)
Pour nous réjouir, nous avons besoin non seulement de choses, mais nous avons besoin d'un Dieu proche, qui réchauffe notre coeur et qui réponde à nos attentes profondes. Ce Dieu s'est manifesté en Jésus, né de la Vierge Marie. C'est pourquoi cet enfant Jésus, que nous mettons dans la crèche ou dans la grotte, est le centre de tout, il est le coeur du monde.
Prions pour que tous les hommes, comme la Vierge Marie, puissent accueillir au coeur de leur vie le Dieu qui s'est fait Enfant, source de la joie véritable".
Pape Benoit XVI - 13 décembre 2009