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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 09:31

Nous sommes le 18 janvier 2012. Une cérémonie spéciale a lieu aujourd’hui dans les Sanctuaires… C’est le 150e anniversaire de la reconnaissance des apparitions de Marie à Bernadette.

 

« L’événement de Lourdes se prolonge. (…) Nous sommes les acteurs de l’histoire de Lourdes »

Mgr Perrier, homélie du 18 janvier 2012

 

L’évêque de Tarbes, Mgr Laurence, a constitué dès le 28 juillet 1858 une commission d’enquête « pour recueillir et constater les faits qui se sont passés ou qui pourraient se produire encore dans la Grotte de Lourdes pour nous les signaler, nous en faire connaître le caractère, et nous fournir ainsi les éléments indispensables afin d’arriver à une solution »… (les dix-huit apparitions ont eu lieu du 11 février au 16 juillet 1858).

 

 Fig1.jpg

                                                         Marie et Bernadette Église de Clairvaux-les-Lacs (Jura).

 

« La commission doit rechercher les guérisons dues à l’usage de l’eau de la Grotte. Cette eau est-elle naturelle ou surnaturelle ? Les visions de Bernadette sont-elles réelles ? Si oui, ont-elles un caractère divin ? L’objet apparu a-t-il fait des demandes à l’enfant ? Lesquelles ? La fontaine dans la grotte existait-elle avant la vision que Bernadette prétend avoir eue ? » Pendant près de quatre ans, une commission interroge Bernadette, enquête pour établir les faits, interroge des témoins, consulte des hommes de science et les médecins qui auraient soigné les malades avant leur guérison… « La commission ne doit rien négliger pour s’entourer des lumières et arriver à la vérité quelle qu’elle soit ».

Le 18 janvier 1862, au nom de toute l’Église, l’évêque du diocèse de Tarbes, Mgr Laurence, publie un mandement par lequel il reconnaît officiellement les apparitions de Lourdes. Après une description des apparitions, l’évêque explique la sage lenteur que l’Église apporte dans l’appréciation des faits surnaturels. Pour lui, l’Église demande des preuves certaines : « Nous nous sommes inspirés auprès de la commission, composée de prêtres sages, pieux, instruits, expérimentés, qui ont interrogé l’enfant, étudié les faits, tout examiné, tout pesé. Nous avons aussi invoqué l’autorité de la science, et nous sommes demeurés convaincus que l’Apparition est surnaturelle et divine, et que, par conséquent, ce que Bernadette a vu, c’est la Très Sainte Vierge. Notre conviction s’est formée sur le témoignage de Bernadette, mais surtout d’après les faits qui se sont produits et qui ne peuvent être expliqués que par une intervention divine ».

« La sagesse de ses réponses révèle dans cette enfant un esprit droit, une imagination calme, un bon sens au-dessus de son âge. Le sentiment religieux n’a jamais présenté en elle un caractère d’exaltation ; on n’a constaté chez la jeune fille ni désordre intellectuel, ni altération des sens, ni bizarrerie de caractère, ni affection morbide qui aient pu la disposer à des créations imaginaires. »

 

 

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                                                                              Église d’Amélie-les-Bains (66).

 

« Nous jugeons que l’Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la Grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l’Église universelle ».

L’évêque rappelle la foule grandissante et recueillie qui accompagne les apparitions et ensuite, quand les apparitions ont cessé « les pèlerins venus des cantons lointains comme des pays voisins accourent à la Grotte… pour prier et demander quelques faveurs à l’Immaculée Marie. Des âmes déjà chrétiennes se sont fortifiées dans la vertu, des hommes glacés par l’indifférence ont été ramenés aux pratiques de la religion ; des pèlerins obstinés se sont réconciliés avec Dieu après qu’on ait eu invoqué en leur faveur Notre-Dame de Lourdes. Ces merveilles de la grâce, qui portent un caractère d’universalité et de durée, ne peuvent avoir que Dieu pour auteur : ne viennent-elles pas, par conséquent, confirmer la vérité de l’apparition ? »

 

Fig3.jpg.JPG

                                                     Bernadette et l’Abbé Peyramale église paroissiale de Lourdes.

 

Après les merveilles opérées « pour le bien des âmes », l’évêque passe aux effets produits en ce qui concerne la santé des corps, notamment chez les malades qui, après avoir vu Bernadette boire et se laver dans le lieu désigné par l’Apparition, se demandaient si ce n’était pas l’indication d’une vertu surnaturelle descendue sur la fontaine de Massabielle.

Ces guérisons extraordinaires eurent un immense retentissement… Des malades de tous les pays demandaient de l’eau de Massabielle… « Nous ne pouvons faire ici l’énumération de toutes les faveurs obtenues, mais ce que nous devons dire, c’est que l’eau de Massabielle a guéri des malades abandonnés et déclarés incurables. Ces guérisons ont été obtenues par l’emploi d’une eau privée de toute qualité naturelle curative, au rapport d’habiles chimistes qui en ont fait une rigoureuse analyse ».

« Ces guérisons sont permanentes », précise Mgr Laurence, qui se demande qui les a produites : « La science, consultée à ce sujet, a répondu négativement. Ces guérisons sont donc l’œuvre de Dieu ». Or, remarque l’évêque, elles sont directement liées à l’apparition qui en est le point de départ et a inspiré la confiance des malades.

 

Et l’évêque, faisant allusion à la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par Pie IX à la fin de l’année 1854, de s’exclamer : « Et voilà qu’environ trois ans après, la Sainte Vierge, apparaissant à une enfant, lui dit : “Je suis l’Immaculée Conception… Je veux qu’on élève ici une chapelle en mon honneur.” Ne semble-t-elle pas vouloir consacrer par un monument l’oracle infaillible du successeur de Saint-Pierre ? »

hospitalite89 - dans Lourdes