Comme il est bien difficile cette année, et en ces temps que nous vivons, de faire vivre les pages internet de notre Hospitalité. Alors même que l'essence de notre association est la joie de la rencontre de l'autre et plus particulièrement de ceux qui portent la souffrance de la maladie, la situation sanitaire que nous vivons nous prive depuis le mois de mars de toutes les activités de notre Hospitalité.
Pourtant tout au long de cette année les manifestations de l'Hospitalité ont été prévues, préparées et organisées comme si nous étions persuadés qu'elles pourraient avoir lieu. Salles réservées, parcours de la marche repéré , pèlerinage, prières tout à toujours été préparé dans l'ombre. Seulement à chaque fois il fallait se rendre à l'évidence que la protection de chacun d'entre nous devait être la priorité. La raison et la prudence l'ont toujours emporté et nous avons remis à d'autres temps ces temps forts qui rythment la vie de l'Hospitalité.
Avec les confinements, le temps semble tout engloutir, absorber et tout faire disparaître. Notre rapport avec le temps s'en trouve également modifié.
Pourtant au cœur de ce temps, un autre temps vient se greffer. C'est le temps de l'Avent, celui de l'attente, le temps de veiller et qui nous fait rentrer dans l'espérance. Les messes "rorate" que l'on célèbre durant dans l'Avent, sont dites au crépuscule à la lumière des bougies et débutent à l'aube du jour naissant. C'est tout le symbole de l'attente, de la veille et du passage des ténèbres à la lumière qui s'exprime au cours de ces eucharisties. Au terme de l'Avent, la venue de l'enfant de la crèche dans notre monde nous fera aussi passer des ténèbres à la lumière.
Durant l'Avent nous avons du faire un peu de place chez nous pour disposer la crèche. Retirer un peu de superflu, accepter de réordonner pour faire une place. Il en est de même pour nous. Durant ces 4 dimanches il nous a fallu faire petit à petit de plus en plus de place en nous pour accueillir Jésus.
Noël est maintenant là, à notre porte. Entre la veillée et la messe de la nuit, la liturgie prévoit de proclamer ce beau texte du Martyrologe faisant l'annonce de Noël.
Depuis la création du monde,
quand Dieu au commencement tira du néant le ciel et la terre,
l'an cinq mille cent quatre-vingt-dix neuf;
depuis le déluge,
l'an deux mille neuf cent cinquante-sept;
depuis la naissance d'Abraham,
l'an deux mille quinze;
depuis Moïse et la sortie du peuple
d'Israël de la terre d'Égypte,
l'an quinze cent dix;
depuis le sacre du roi David,
l'an mille trente-deux;
dans la soixante-cinquième des semaines
d'années prédites par le prophète Daniel;
dans la cent quatre-vingt-quatorzième olympiade;
dans la sept cent cinquante-deuxième année de la fondation de Rome
et la quarante-deuxième année de l'empire d'Octavien Auguste;
tout l'univers reposant dans la paix;
au sixième âge du monde,
Jésus-Christ,
Dieu éternel, et Fils du Père éternel,
voulant sanctifier le monde
par son miséricordieux avènement,
ayant été conçu du Saint Esprit,
et neuf mois s'étant écoulés
depuis sa conception,
naît à Bethléem de Juda,
fait homme de la Vierge Marie :
La Nativité de Notre Seigneur Jésus Christ selon la chair.
Aujourd'hui "un enfant nous est né, un fils nous est donné, » (Esaïe 9:5) et en nous tournant vers l'enfant de la crèche, la joie revient remplir nos cœurs. A nous maintenant de manifester au monde qu'aujourd'hui nous accueillons dans la joie l'enfant Dieu, le prince de la paix pour qu'il soit notre guide sur le chemin de nos vies.
Florent