Comme tous les ans durant le Carême, les hospitaliers se retrouvent pour un week-end de récollection à l'abbaye de la Pierre-Qui-Vire.
Cette année, c'est Monseigneur François Tricard, prêtre de notre diocèse, qui nous a enseignés sur le thème : "le Seigneur fit pour moi des merveilles". Ce sera également le thème de notre pèlerinage à Lourdes du 27 août au 1er septembre.
Ce week-end de ressourcement fut rythmé par les offices des moines, moments intenses de prière, de lecture de la parole Dieu et de psalmodie.
En conclusion de ses interventions, le père Tricard nous a rappelé sous une forme assez inhabituelle, mais ô combien très belle, le sens et la mission des Hospitaliers : "Vous êtes la Grotte vivante de Lourdes. Le Rocher vivant en qui se retrouvent Marie et Bernadette car en chacun de nous jaillit une source d'eau vive. Etre hospitalier, c'est être accueillant. L'accueillant n°1 c'était Marie car elle a accueilli Jésus. Et vous, vous êtes les hospitaliers de Jésus et de la Sainte Famille."
Puis le père a terminé en disant que le fait que le corps de sainte Bernadette soit retrouvé intact est un témoignage de la Résurrection.
Un beau chemin de Carême qui nous fait regarder le Christ et déjà le jour de la Résurrection.
Florent
L'Hospitalité du diocèse s'est retrouvée à la Pierre-Qui-Vire pour un temps de récollection prêchée par le père François Tricard. Le thème d'année du pèlerinage de Lourdes est "Le Seigneur fit pour moi des merveilles."
Nous avons répondu à l'appel de l'hospitalité pour nous mettre à l'écart. Ici, nous venons à la source d'eau vive. Comme les Hébreux, nous allons au rocher, à la source comme Bernadette. Marie et Bernadette nous invitent et nous disent "venez et goutez comme est bon le Seigneur". Le but de notre réunion, c'est d'être plus aimants. Nous sommes accompagnés par Marie, qui est pénétrée de l'évangile, qui porte en elle le Sauveur du monde.
Notre réflexion se fait à partir du Magnificat.
Luc 1, 30-39 : "Marie part en hâte dans une ville de Judas...". De Nazareth à chez Elisabeth, Marie a médité et chanté. Elle porte en elle la Parole qu'elle berce dans son cœur avant même de bercer Jésus. Elle est partie avec empressement. En rencontrant sa cousine, elle explose de joie pour ce qui lui est arrivé. Elle pense à Déborah, Judith, Esther ... Elle célèbre les grandes choses de Dieu. Tout son esprit célèbre le Père qui est aux Cieux. En elle, Jésus, dans l'Esprit, chante le Père. Marie a une haute idée de Dieu. Elle le complimente. Elle reprend des paroles d'Anne, la mère de Samuel. Elle chante la fécondité de Dieu.
Et dans ma vie, est-ce que j'ai fait des compliments à Dieu ? Pendant ces deux jours, quels compliments je vais lui faire ?
Marie a le cœur joyeux grâce au Seigneur. Elle exulte en Dieu parce qu'il est le Sauveur. Elle remercie pour deux cadeaux. Il l'a regardée comme une personne, elle originaire de Nazareth. Dieu a fait de grandes choses en elle. Toutes les nations la diront bienheureuse à cause des grandes choses que Dieu a faites pour elle. Le visage et la présence des petits nous sont révélés à Lourdes. Quand Marie se révèle Immaculée Conception, elle n'oppose aucune barrière à l'amour en elle. Bernadette va exprimer sa joie d'être sauvée. Dieu a posé son regard sur la petitesse de sa servante. Bernadette dit qu'elle aime ce qui est petit. Marie se retrouve en Bernadette en qui elle voit quelqu'un qui est comme elle. Bernadette était comme insignifiante alors qu'elle a fait signe de la présence de Marie dans la grotte. Le Seigneur regarde le cœur.
L'Évangile de Luc est rédigé 80 ans après la naissance de Jésus. Quand Luc écrit, le Christ est ressuscité. Le Magnificat prend une autre dimension. Le Christ ressuscité va ressusciter Marie (Assomption). Le Magnificat devient chant de résurrection, d'espérance (vertu de celui qui croit en la résurrection, en l'amour alors qu'il vit chaque jour la lutte entre la vie et la mort). C'est le cantique de l'Eglise, de nombreux saints, des parents, des catéchistes, des missionnaires, des grands parents, de ceux qui ont porté les plus humbles.
La deuxième partie du chant du Magnificat commence par la Miséricorde, la bonté, l'amour. "Sur ceux qui le craignent" ne signifie pas ceux qui ont peur de Dieu mais ceux qui ont peur de le perdre. La Miséricorde de Dieu n'a pas de limite dans le temps. La puissance de Dieu, c'est sa Miséricorde. Renversement des puissants de ce monde. Marie remet chacun à sa place. Le pouvoir, c'est Dieu qui le fait partager pour le service des plus humbles et des pauvres.
Marie parle de Dieu en positif. Nous, souvent, nous avons l'habitude d'accuser plutôt que de magnifier et de dire ce que les autres ont fait de beau et de bon. Toutes les œuvres de Dieu doivent devenir les nôtres. Nous sommes les mains, les yeux, les oreilles ... de Dieu. Au pied de la lettre, le Magnificat est un hymne révolutionnaire.
Nous sommes tous des petits. Nous sommes tous objets de Miséricorde. Est-ce que notre histoire n'est pas une histoire de Miséricorde ? L'histoire des malades de Lourdes est une histoire de Miséricorde. La référence à la famille permet de parler des misères et aussi des merveilles que Dieu a faites. Nous passons trop de temps à nous plaindre de Dieu. A partir de la simplicité des gestes pour aborder une personne malade ou âgée, nous pouvons donner naissance à une véritable révolution culturelle.
François Tricard nous révèle : "Vous êtes la Grotte de Lourdes vivante vous êtes chacun une pierre. Vous êtes le rocher vivant en qui habitent Marie et Bernadette. Vous êtes le rocher vivant sur lequel Jésus bâtit son Église. Vous reflétez l'amour de Marie. En chacun de nous jaillit une source d'eau vive. Hospitaliers avec Marie et Bernadette, vous êtes les hôtes de Jésus. Il est venu demeurer en vous comme chez les Samaritains. Il demeure toute la vie. Vous êtes les hospitaliers de la Sainte Famille. Vous êtes les hôtes de Jésus dans ses malades, ses boiteux, ses lépreux... Un synonyme d'hospitalier dans le dictionnaire est "accueillant". Il faut adopter le style, les manières de Marie, l'accueillante numéro 1. "faites-moi la grâce..." Marie nous dit à chacun la même chose et nous sommes appelés à nous adresser les uns aux autres de cette façon-là.
Marie est arrivée trois mois chez Elisabeth. Elle est une humble servante des autres. Elle va chercher l'eau, elle fait le pain, la cuisine, elle fait la vaisselle, le ménage, elle lave le linge... Elle n'a pas fait sa starlette parce qu'elle était la mère de Dieu.
Le Magnificat était devenu le chant quotidien de Marie et Elisabeth. Nous pouvons en faire notre chant quotidien, nous aussi.
1) De tout mon être je veux dire les merveilles que Dieu a faites pour moi.
2) Avec Bernadette, j'ai le cœur joyeux grâce à Marie qui me fait aimer Jésus. Joie de l'Evangile et joie de l'amour.
3) C'est un chant pour l'incarnation mais aussi un chant de résurrection, un chant de Pentecôte.
4) C'est un chant révolutionnaire. Civilisation de l'amour en marche. Merci à Dieu pour la révolution de l'amour en Marie.
5) Merci pour les anciens, la Miséricorde qui s'étend de génération en génération dans nos familles et dans l'Hospitalité.
6) Quelles sont les merveilles dont je peux rendre grâce ? Où sont les Bernadette d’aujourd’hui ?
"Je ne passerai pas un instant que je ne vive en aimant" Bernadette.
"O Jésus, vivant en Marie, viens et vis en nos cœurs."
Anissa